HOST CALL2)

Exposition Host Call 2 du 28 juin au 11 juillet 2021

Galerie de l’école des beaux arts de Nantes

Pour sa deuxième édition « Host Call) », l’association Host (invitations d’artistes) permettra à 7 jeunes artistes d’être mis en avant en leur donnant la possibilité de montrer leur travail.

Délibération du jury le 28 juin après midi et vernissage le soir

KATAPULT apportera son soutien financier à travers l’acquisition d’une œuvre (décision collégiale du jury) et la production d’un solo show en partenariat avec la galerie Mélanile Rio pour le lauréat.

Etienne Bernard, président du jury

Le jury est composé de :

Étienne Bernard, président du jury, directeur du Frac Bretagne Rennes

Melanie Rio, directrice de la galerie Melanie Rio Fluency

Jenna Darde, chargée de projets à la programmation et production artistique pour le Voyage à Nantes

Frederic Emprou, critique d’art et commissaire d’expositions indépendant

Rozenn Le Merrer, directrice du site de Nantes de l’école des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire

Wilfried Pasquier, fondateur du fonds d’art contemporain Katapult

Annie Fillon, présidente de l’association Host (invitations d’artistes)

OFF ART ô RAMA

L’exposition OFF Art-Ô-Rama s’est tenue dans les 3 bunkers de l’Escalette, Chemin des Goudes à l’est de Marseille le dimanche 1er septembre 2019. Katapult a financé l’événement en exclusivité, Le Collective en a assuré la production et la direction artistique. Sur la journée l’événement a vu circuler entre 250 et 300 personnes, passants, amateurs et professionnels du monde de l’art présents pour la 4eme édition du festival d’art contemporain de la cité phocéenne Art-Ô-Rama. La programmation, très riche, comprenait des œuvres récentes et créées in situ par des artistes parmi lesquels : Wilfried Almendra, Claude Closky, Ugo Schiavi, Antoine Carbonne, Jean-Baptiste Janisset, Romain Rambaud, Pauline Lavogez, Wilfried Nail, Victor Vaysse, Lise Stoufflet, Romain Vicari, …

Le fonds a également financé l’édition d’un hors-série du magazine Point Contemporain consacré à l’événement.

Blockhaus de l'escalette
Alan Schmalz
Antoine Carbonne
Antoine Nessi
Bérénice Lefebvre
Charles Thomassin
David Douard
Elsa Bres
Estel Fonseca
Frederic Sanchez
Gabriel Haberland
Gregory Cuquel
Ivan Chavaroche
Jean-Baptiste Janisset
Jean-Baptiste Janisset
Lise Stoufflet
Marc Etienne
Margaux Janisset
Maylis Doucet
Mehdi Besnainou & Yoan Sorin
Olivain Porry
Pauline Lavogez
Remi Bargard
Romain Rambaud
Romain Vicari
Stessie Audras Lacombe
Sylvie Reno
Timothee Calame
Ugo Schiavi
Victor Daamouche
Victor Vaysse
Wilfrid Almendra
Wilfried Nail
Wolf Cuyvers
Off-Art-ô-Rama 2019

« Entraînés de lieux abandonnés en usines désaffectées de la ville de Marseille par les artistes du Collective, vous, visiteurs, êtes invités à participer à une aventure qui se renouvelle à chaque édition. Conviés dans ces gestes d’insoumission à vivre auprès d’eux des découvertes faites d’interdits, à prendre le parti du hors-norme et de l’illégal, à poser le pied dans des espaces où le danger peut sembler imminent, vous partagez l’expérience d’une conquête territoriale et idéologique, dans l’inconnu d’une aventure qui vous engage, vous expose et, pour toutes ces raisons, intensifie votre rapport à l’art. »

Daniel Guionnet, rédacteur en chef de la Revue Point contemporain

Article dans la revue Point Contemporain

BARAKA ALLAH OUFIK

Le fonds de dotation a apporté son soutien au projet Baraka Allah Oufik de l’artiste Jean-Baptiste Janisset. L’artiste s’est rendu à Touba au Sénégal pendant la cérémonie religieuse du Magal au cours de laquelle un bœuf est sacrifié puis partagé par la communauté. L’artiste a ensuite moulé les os blanchis de l’animal afin de réaliser l’œuvre Baraka Allah Oufik. Katapult est intervenu en qualité de mécène pour financer le voyage, la production et les trois semaines de résidence à Touba. La pièce finalisée a été montrée pour la première fois lors de l’exposition personnelle de Jean-Baptiste Janisset À ma vie à la galerie Alain Gutharc en janvier 2019.

Os du bœuf sacrifié pendant la cérémonie du Magal.
Jean-Baptiste Janisset – A ma vie – Vue d’exposition – © Aurélien Molle – Courtesy Galerie Alain Gutharc
Jean-Baptiste Janisset – Baraka Allah Oufik – 2019 – 35 x 70 cm – Plâtre et plomb – © Aurélien Molle – Courtesy Galerie Alain Gutharc

“Jean-Baptiste Janisset pratique une sculpture de terrain. Par le moulage, il prélève in situ des éléments divers : des sculptures, des objets, des ossements. Sa démarche implique le déplacement et la rencontre. L’artiste arpente par exemple les rues de Nantes à la recherche des traces visibles et concrètes du colonialisme et de l’esclavage. À Nantes toujours, il découvre dans la cathédrale un emblème d’Anne de Bretagne au bas duquel est gravé « À ma vie ». L’artiste le moule sur place et réalise un tirage en plâtre de l’objet. Sur un rond-point à Ziguinchor au Sénégal, il moule une partie d’une sculpture rendant hommage à Aline Sitoé Diatta (1920-1944), une résistante casamançaise surnommée la « Jeanne d’Arc d’Afrique ».
La jeune femme aurait en effet reçu une prophétie, elle entendait des voix lui demandant d’aider à l’indépendance de la Casamance. Guidée par les voix, elle active un mouvement de désobéissance et d’émeutes. Aline Sitoé Diatta est arrêtée, condamnée par l’administration française et déportée au Mali.
Elle meurt du scorbut à l’âge de 24 ans et bénéficie aujourd’hui d’une aura de martyre.
Les œuvres de Jean-Baptiste Janisset convoquent et rassemblent des histoires qui s’entrechoquent.
Il pose ainsi la question de l’écriture du récit d’une histoire collective complexe et du degré de conscience que nous pouvons en avoir : à qui rend-on hommage ? Que commémorer ? Quelles icônes ? Pour qui et pourquoi ? Le récit d’une histoire commune diverge inévitablement selon les contextes. Les moulages génèrent alors de nouveaux objets : les sculptures-archives d’une recherche en cours. L’artiste examine ce qui fait mémoire et monument, ce qui fait histoire. De Nantes à Libreville, en passant par le Sénégal, l’Italie, l’Algérie et la Corse, il s’immerge dans la vie quotidienne et spirituelle.”

Julie Crenn

HOST CALL )

Le fonds a apporté son soutien financier au projet Host Call) à travers l’acquisition d’une œuvre d’un des lauréats, la production d’une exposition à la galerie Mélanie Rio Fluency et une aide logistique à l’organisation de l’événement.

Insufflé par l’association Host (invitations d’artistes), Host Call), est un appel à candidatures destiné à permettre à de jeunes artistes d’être mis en avant en leur donnant la possibilité de montrer leur travail dans des conditions professionnelles. Host Call) veut se positionner dans la découverte de nouveaux talents et le soutien aux jeunes artistes. Host Call) veut révéler la création contemporaine émergente et souhaite apporter une aide logistique aux artistes dans la production de leurs œuvres avec un accompagnement particulier et personnalisé.

 

Exposition Host Call) 2019 à l'École des Beaux Arts de Nantes

« En tant qu’assistante d’artistes, je me suis aperçue qu’à Nantes, il n’y avait pas d’appel à projets ouverts sur le plan national », pointe Annie Fillon, qui monte son association Host (invitations d’artistes) en juillet 2018 et enchaîne par l’appel aux artistes début mars 2019.

Parmi les critères : avoir moins de 35 ans, être francophone, diplômé d’une école d’arts, et proposer une œuvre d’art plastique ou visuel. « Les dossiers sont d’un très bon niveau, se félicite Annie Fillon. Un peu moins de la moitié venaient des Pays de la Loire, beaucoup de Bretagne. Nous avons reçu des candidatures de toute la France et même de l’étranger. »

Parmi les lauréats, Rémi Duprat et ses plaques de marbres a priori banales, mais sur lesquelles des motifs apparaissent en s’approchant. « Il a réalisé des dessins de glycine qui se révèlent grâce à l’action de l’acide sur le marbre » , précise la présidente de Host. Artiste Monégasque, Sophie Blet travaille à l’aide d’une photocopieuse qu’elle laisse capot ouvert afin de faire apparaître des formes « fantômes », de manière aléatoire.

Source : Ouest France

LES FANTÔMES SE DÉROBENT COMME DES IMAGES

Katapult s’est engagé sur « Les fantômes se dérobent comme des nuages » porté par les artistes Pascale Rémita et Alexandre Meyrat Le Coz dès l’origine en apportant des fonds pour amorcer le projet. Celui-ci débute par un périple à travers l’Ouest américain, dans les pas et les mots du poète Pierre Gicquel qui a lui-même parcouru les étendues désertiques du Nouveau Mexique et de l’Arizona. La restitution de ces voyages se découpe en trois chapitres : Le paysage excite le verbe, A journey, Where heart meets the sky. Le fonds s’est également investi dans l’obtention d’une résidence pour les artistes à Marfa au Nouveau Mexique.

« Les fantômes se dérobent comme des nuages » désigne un projet à partir duquel des notions de voyage et de paysage partent à la rencontre des mots, ceux du poète Pierre Giquel.
Avec lui, les deux plasticiens Pascale Rémita et Alexandre Meyrat Le Coz construisent le projet et invitent deux autres intervenants, le musicien François Joncour et le critique Julien Verhaeghe.
Le projet se déroule en plusieurs étapes. La plus importante d’entre elles étant celle qui consiste en plusieurs périples au cœur de l’Ouest américain.
Succédant aux pas du poète, il s’agit pour les quatre protagonistes de s’imprégner d’un univers chargé de représentations et d’imaginaires. Les grandes étendues désertiques que l’on retrouve dans les westerns, les ciels démesurément bleus, le souffle des vents ou les récits indigènes seront alors à même de constituer une matière première propice à des créations expérimentales.
Aussi, des restitutions résolument transdisciplinaires seront envisagées, aux États-Unis comme en France. Elles permettront de ponctuer les différentes étapes du projet, et de donner corps à une sémantique du déplacement qui s’appuie en grande partie sur l’impalpable, la circonstance et l’évanescent.
Une forme d’hommage au poète pourra ainsi être mise en évidence, ne serait-ce parce que c’est en restant léger et insouciant que l’on résonne le mieux avec les mots qu’il nous a laissé.

Julien Verhaeghe

«Les mots n’appellent pas à être déconnectés, ils sculptent des non-dits, des non-voirs, des non-écoutes. L’hymne est à découvrir.»             «Être dans des paysages c’est accepter de bouger nos vies.» Pierre Giquel

Écrivain, poète et critique d’art, Pierre Giquel est né en 1954 à Mayenne et a vécu à Nantes où il a enseigné à l’École des Beaux-arts. Il a contribué à de nombreux catalogues d’expositions et revues d’art. Depuis le début des années 1980, ses textes ont été édités dans de multiples publications d’art contemporain et des parutions d’institutions. Ses ouvrages monographiques, parfois édités sous la forme du livre d’artiste, ont donné lieu, lors d’expositions et d’invitations, à diverses propositions par le biais de chansons, lectures, pièces sonores ou oeuvres d’art. Ses écrits, qui ont profondément marqués nombre d’artistes, sont le point de départ de ce voyage.

Le projet est soutenu par : Katapult, Nouveau Studio Théâtre, Beaux-arts de Nantes Saint Nazaire, Alambic’théâtre, Institut Français + Ville de Nantes

Chapitre 1. Le paysage excite le verbe / The landscape excites the verb

« Le paysage excite le verbe » est une installation scénique élaborée par les plasticiens Pascale Rémita et Alexandre Meyrat le Coz, dans le cadre d’une carte blanche proposée par l’Alambic’théâtre. Accompagnés du musicien François Joncour et du critique Julien Verhaeghe, l’installation associe les mots du poète Pierre Giquel à des représentations visuelles ou sonores évoquant les grandes étendues de l’Ouest américain.

Le visiteur, muni d’une lampe de poche, est préalablement invité à traverser un espace plongé dans une demi-obscurité. Des éléments de décor émergent peu à peu, en restituant un imaginaire porté par des ciels aux nuages épais, des cactus dressés comme des totems et des teintes intenses qui figurent différents moments du jour, lorsque les horizons sont lointains et dégarnis. L’ambiance musicale, en évoquant des étendues soufflées par le vent et des écoulements cristallins, suggère une atmosphère quelque peu climatique, comme s’il avait été question de se confronter aux éléments.La traversée de l’installation possède donc une réalité flottante et résolument immersive, tandis que le visiteur est sollicité, dans un second temps, auprès d’images au format de carte postale qu’il éclaire de sa lampe de poche. L’éclat du faisceau lumineux révèle des représentations iconiques, en se référant par exemple au genre cinématographique du western, ou en pointant la démesure de paysages façonnés par des temps géologiques. Surtout, la lumière enclenche un dispositif de captation qui permet à des extraits sonores issus d’un poème de Pierre Giquel de se diffuser dans l’espace. Les mots, déclamés avec un fort accent américain, affirment un attrait pour les petits riens, mais aussi une sorte d’envoûtement, celui qui résulte de la découverte de paysages encore un peu mystérieux que l’on n’a pas encore apprivoisés. L’installation « Le paysage excite le verbe » semble ainsi habitée par les vers du poète ; la déambulation physique s’est doublée d’une déambulation mentale, l’absence est devenue la présence.

Chapitre 2. A Journey

Avec A Journey, le musicien François Joncour enclenche le second volet du projet « Les fantômes se dérobent comme des nuages », à partir duquel des notions de voyage et de paysage partent à la rencontre des mots, ceux du poète Pierre Giquel. Mis en place à l’aide de trois autres intervenants – les plasticiens Pascale Rémita et Alexandre Meyrat Le Coz, et le critique Julien Verhaeghe – François Joncour se rend plusieurs semaines au cœur de l’Ouest américain, en attendant que les autres participants le rejoigne. Un cadre de travail peut alors se mettre en place. Tel un éclaireur parti aux avant-postes, François Joncour identifie les lieux et les espaces qui lui parviennent, en suivant toutefois une approche singulière, dès lors qu’il procède à des enregistrements sonores quotidiens. Le protocole d’échange mis en place avec les autres participants consiste alors à travailler à partir de ces récoltes sonores, depuis la France, c’est-à-dire à s’interroger sur des processus de projections, qu’elles soient imagées ou fantasmées, sur la base seule du son.

Ce second chapitre poursuit ainsi la volonté plus globale de succéder aux pas du poète Pierre Giquel. S’il s’agit pour les quatre protagonistes de s’imprégner d’un univers chargé de représentations et d’imaginaires, il est également question de jouer sur les spécificités et les profils de chacun, comme c’est le cas ici en privilégiant le caractère sonore des perceptions que l’on se fait de l’ailleurs. En effet, que voit-on des grandes étendues désertiques que l’on retrouve dans les westerns, des ciels démesurément bleus, du souffle des vents ou des récits indigènes, une fois que nos yeux sont clos ? Quels sons, quels bruits ou murmures accompagnent des déplacements portés si loin ? On se rend alors compte, avec ce second chapitre, à quel point un tel périple repose sur l’impalpable et l’invisible. Bien davantage, semble-t-il, car dans le but de rendre hommage au poète, il faut aussi jouer des circonstances et des évanescences, ne serait-ce parce que c’est en restant léger et insouciant que l’on résonne le mieux avec les mots qu’il nous a laissé.

Chapitre 3 : Where heart meets the sky

Le projet « Les fantômes se dérobent comme des nuages » poursuit son cours avec ce troisième volet intitulé « Where heart meets the sky ». Dans ce cadre, Alexandre Meyrat Le Coz, Pascale Rémita et Julien Verhaeghe – deux plasticiens et un critique – sont partis sur les traces du poète Pierre Giquel en effectuant un périple de trois semaines sur les terres de l’Ouest américain.

Parmi les objectifs de ce voyage long de plusieurs milliers de kilomètres, la volonté de se confronter directement aux rencontres humaines, aux ambiances, aux lieux autrefois visités par Pierre Giquel, puis le désir d’expérimenter des imaginaires relatifs au déplacement.
De l’expérience de voir le verbe du poète à travers le paysage, apparaissent alors des formes d’incarnations. Les mots se transforment en figures dans lesquelles le poète n’a eu de cesse de se manifester : la présence animale, les éclats de voix, les personnages improbables lors de rencontres particulières.
La notion de paysage, s’ouvre alors sur une forme d’écho fiction au verbe et au poète, qui s’est faite omniprésente tout le long du voyage.
Accompagnés des sons rapportés par François Joncour parti en éclaireur lors du chapitre 2, les terres arides du Texas, les étendues démesurées du Nouveau-Mexique ou le faste des récifs montagneux de l’Arizona se sont avérés particulièrement propices à la stimulation des imaginaires. Le paysage, grandiose, démesuré, ne s’adresse pas seulement au sens de la vision ; bien davantage, le paysage s’écoute, se touche, se traverse. Il désoriente en même temps qu’il fascine et se fait unique tout en déclinant une multitude de facettes.

Julien Verhaeghe

ARTAGON

Le fonds Katapult a apporté son soutien financier à la 4e édition d’Artagon : Artagon IV – Heading East ! 
ARTAGON est un projet international de recherche consacré aux étudiants en art et aux formations artistiques. Sa mission est d’explorer, de fédérer et de promouvoir les idées et les pratiques en gestation au sein des écoles d’art.

© Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris
Exposition Artagon 4 aux Magasins Généraux à Pantin © Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris
© Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris
© Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris
© Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris
© Marie Genin – Courtesy artistes et Artagon, Paris

« L’activité d’ARTAGON s’articule autour de l’organisation annuelle d’une rencontre internationale pour les étudiants en écoles d’art. Cette manifestation, véritable première mondiale, est le fruit de l’association d’écoles d’art invitées et d’un jury composé de personnalités reconnues du monde de la création : artistes, curateurs, institutionnels, chercheurs, innovateurs, historiens, journalistes, galeristes, collectionneurs.
Le jury, réparti en plusieurs délégations, part à la découverte des écoles participantes et de leurs étudiants. À l’issue de chacune de ces visites bienveillantes, il invite une sélection d’entre eux à participer à une grande exposition collective.
Cette exposition annuelle, rythmée par une pluralité d’événements, porte la voix des artistes en devenir. Elle entend offrir des opportunités, initier des rencontres déterminantes et engager des pistes de réflexion sur la transmission et les futurs de la création. Elle est enfin conçue comme une célébration des étudiants en art et des jeunes artistes. »

Source : artagon.co

ÉBRÈCHEMENT

Katapult soutient le projet Ébrèchement de l’artiste Benoît Travers, série d’œuvres et de performances. À travers son  mécénat, l’acquisition de plusieurs œuvres de l’artiste et une bourse d’aide à la mobilité pour une résidence d’un mois à Hambourg, le fonds s’investit dans le développement de ce projet artistique de qualité inspiré par la philosophie de Ludwig Wittgenstein.

Benoît Travers sur le site réseaux d’artistes en Pays de la Loire

Ébrèchements brûlants, 2017 Tirage photographique sur acier galvanisé et martelée
Clonisation, 2017 Tôle de voiture en acier martelé © Benoît Travers

« L’ébrèchement est le geste fondateur d’actions sculpturales et sonores de transformations aux contours vibrants, que je mets en œuvre sous forme de performances en immersion. C’est un dispositif performatif et sculptural de transformation, celui de marteler/frapper avec comme seuls outils des marteaux/haches sur différents objets utilisés dans le quotidien professionnel par l’ouvrier de chantier : ici, après l’échafaudage (2018), des objets industriels devenant un set de percussion pour une performance live et une cabane de chantier habitat. »

Benoît Travers

MUTATIO

Katapult a été le mécène exclusif de l’artist-run space nantais Mutatio porté par le sculpteur Jean-Baptiste Janisset. Entre 2017 et 2018 une dizaine d’expositions personnelles ont été organisées invitant des artistes d’horizons variés à investir l’espace d’exposition de 13m2 situé dans l’atelier de l’artiste. Le fonds a également apporté son soutien à la production et la diffusion des expositions.

mutatio.fr

Charles Thomassin
Romain Vicari
Lise Stoufflet
Wolf Cuyvers
Guillaume Mazauric
Margaux Janisset
Victor Daamouche
Hugues Loinard

« C’est en 2017 qu’apparaît Mutatio, espace d’exposition d’art contemporain indépendant situé à Nantes. Aménagé au cœur des entrepôts Delrue, le lieu se développe à bas bruit dans l’ancienne friche d’artistes vouée à la disparition. Impulsé par Jean-Baptiste Janisset, cet artist-run space est une initiative privée. La mise à disposition d’une partie de la surface d’un atelier de travail est née du désir d’accompagner des artistes émergents sous la forme d’invitations. Ces cartes blanches sont autant de propositions de réappropriation et d’expérimentation dans lesquelles le rôle du dialogue est central. A la croisée des chemins entre plusieurs pratiques artistiques, Mutatio tient autant du relais que l’on trouvait le long des voies romaines dans l’Antiquité que d’un phénomène d’altération au contact des contraintes spatiales et des échanges entre artistes. Envisagé comme un interstice ouvert pour ceux qui ont besoin, le dispositif souhaite aussi faire rebond pour chaque trajectoire artistique. Le protocole d’invitation suppose d’investir un espace de 13 m 2 et de 3,5 mètres de hauteur par le volume et la couleur en le travaillant comme un environnement plastique. Chaque intervention fraye une voie alternative au white cube, condition de visibilité à l’histoire récente et peut-être non définitive. Au vide majestueux des lieux institutionnels, Mutatio substitue un espace bringuebalant, à bricoler, au rythme de la création en train de se faire. Les propositions varient les temps de résidence, de production et d’exposition selon le tempo de chaque artiste. »

Ilan Michel

UNDER THE SAND

Le projet de rencontres artistiques franco-tunisien Under The Sand a reçu le soutien du fonds Katapult tout au long de son développement entre 2016 et 2018 sur les plans financiers et logistiques. Ce projet a permis à 3 expositions de voir le jour entre la France et la Tunisie, ainsi que la tenue de plusieurs échanges, ateliers et conférences entre les artistes et le public des deux nationalités.

under-the-sand.org

Exposition "Nucléus" à l'Atelier, espace d'exposition de la Mairie de Nantes

« Né de l’initiative de Wilfried Nail et de ses réflexions avec Souad Mani, vivant respectivement en France et en Tunisie, le projet Under The Sand habite l’errance, celle d’une résidence à la fois ancrée et flottante, prenant ses racines à la bordure du désert tunisien, dans le bassin minier de Gafsa. Aujourd’hui en situation de crise, le territoire fut pendant des décennies sous la tutelle de la CPG, la Compagnie des Phosphates de Gafsa, qui en exploitât les gisements. Le modèle colonialiste paternaliste, initié par les fouilles du géologue français Philippe Thomas, avait conduit au développement économique de la région et à la prise en charge de ses employés. Devenues par la suite une entreprise d’état, les mines souterraines furent exploitées à ciel ouvert, les pratiques d’extraction furent automatisées et les besoins en personnel diminués. À la corruption et à la montée du chômage répondait un paysage écorché, véritable plaie ouverte dans le paysage comme dans les chairs. Gafsa devint ainsi le terreau d’un embrasement perpétuel, d’où naitra un foyer de contestations qui s’étendra de Redeyef à tout le pays. Six ans plus tard, les cendres des Printemps arabes étaient retombées, Gafsa allait devenir une voie d’accès au mode de présence de ce qui avait sédimenté, car seuls les climats de crise raniment la mémoire et permettent de replonger les objets dans le processus qui les a vus naître. Le passé était toujours là, enfoui, mais autrement que sur le mode du souvenir conservé. Il était devenu un résidu, la trace d’un déchet qui, seul, en permettrait l’archéologie. »

Marion Zilio in ArtPress, Janvier 2017

PÉNATES

Katapult a pris part à l’organisation de l’exposition « Pénates » en octobre 2017 à Nantes en qualité de mécène exclusif, avec la mise à disposition d’un lieu d’habitation privé en attente de rénovation avant l’emménagement du propriétaire. Porté par l’association Azones et le commissaire d’exposition Jean-Christophe Arcos, ce projet singulier a bénéficié d’une belle fréquentation durant ses deux semaines de visibilité.

Avec les œuvres des artistes : Guillaume Airiaud · Coraline de Chiara · Carole Douillard · Léna Durr · Yoeri Guepin · Léticia Martìnez Pérez · Wilfried Nail · Régis Perray · Xavier Veilhan

© Caroline de Chiara
© Wilfried Nail
© Guillaume Airiaud

« Il ne s’agit pas à proprement parler d’une exposition : plutôt d’une tentative d’habiter un lieu avec des oeuvres, le futur loft d’un passionné d’art, et une fonction, celle de commissaire d’exposition.
Comment cohabitent les oeuvres et les gens? Selon quelles temporalités, quels accrochages, quelles frictions?L’espace de l’appartement comme lieu de vie et de conservation, dont l’aura est gardée symboliquement par des esprits bienveillants, le corps aussi du commissaire investi et agi par des envies, des gestes et des pensées qui ne sont pas les siens. Ghosts, and shells.Carole Douillard, Régis Perray et Simon Pfeffel créent pour l’exposition des performances spécifiques activées par le commissaire ; Coraline de Chiara (vidéo) et Wilfried Nail (sculpture/ installation) créent pour l’exposition des oeuvres spécifiques. »

Jean-Christophe Acros