« SI NOUS N’AVIONS PAS VU LES ÉTOILES »

SAMEDI 28 AOUT 2021 | Vernissage Buropolis Marseille | Art-o-rama « Hors les murs »

Exposition du 29 Août au 9 Octobre 2021 à Buropolis, 343 Bd Romain Rolland, 9ème étage, 13009 Marseille.

Directeur Artistique Jean-Baptiste Janisset | Sélection Capsules Vidéo Jean-Christophe Archos | Production Fonds de dotation Katapult | Communication & Presse gotu.agency | Graphic templemagazine.co |

Photograph by Bénédicte Desrus
Jean-Baptiste Janisset, Si nous n’avions pas vu les étoiles, zinc, plomb, étain, cuivre, 2021 Photograph by Bénédicte Desrus
Photograph by Bénédicte Desrus
Photograph by Bénédicte Desrus
Video Grégory Chatonsky - Solaire, 2021 Photograph by Bénédicte Desrus
Video Grégory Chatonsky - Solaire, 2021 Photograph by Bénédicte Desrus
Photograph by Bénédicte Desrus
Anastasia Bay, More pricks than kicks, 200x180 cm, Acrylic on canvas 2021 Photograph by Bénédicte Desrus
Bella Hunt & DDC, Athena stuc de chaux, pigments, céramics, bougie, 2021 Photograph by Bénédicte Desrus
Romain Vicari, Astralis impression jet d’encre, résine, 140x125 cm, 2021 + Romain Vicari, Pegasus impression jet d’encre, résine, Photograph by Bénédicte Desrus
Lux Miranda, Fire Belt part 1&2. Part 1 : Tapis en laine, 130x240 cm, 2021 Part 2 : 120x 140 cm, 2021 Courtesy of the artist & The Pill Photograph by Bénédicte Desrus
Wilfried Pasquier (Fonds de dotation Katapult) Photograph by Bénédicte Desrus

Fin juillet, l’imaginaire testostéroné de la conquête spatiale retombait mollement. A quelques jours d’intervalle, deux milliardaires accompagnés d’une poignée de leurs émules passaient quelques minutes en apesanteur à une petite centaine de kilomètres de la Terre. Les premiers pas vers une privatisation des confins célestes à destination du 0,0001% aura surtout entériné cet ultime constat : viser la frontière plutôt que l’immensité reconduira toujours des relents de domination coloniale, sans jamais cependant dépasser les cadres de pensée étriqués d’un positivisme moderne éculé.
Mais que l’on contemple l’horizon lointain tel qu’il s’offre dans toute son incertitude iridescente et c’est au contraire l’expérience d’un inconnu radical qui vient rebattre les cartes du connu et du perçu. Il en va d’une apparition fugace et fuyante comme l’est un mirage, une hallucination ou plus simplement d’un éblouissement qui, discrètement, murmure que non, tout n’a pas déjà été exploré, répertorié, commodifié, Googlemappé, que nous ne venons pas trop tard, que le mystère demeure et, qu’enfin, le terrestre lui-même s’élargit et s’amplifie si tant est que le regard ait l’humilité de le laisser pleinement éclore.
L’exposition collective Si nous n’avions pas vu les étoiles provient de l’ambition à la fois humble et infinie d’électriser à nouveau l’imaginaire. Son titre provient d’une phrase prononcée par l’astrophysicien Michel Mayor qui, en 1995, découvrait la première exoplanète – une planète située en dehors du système solaire – depuis l’Observatoire de Haute-Provence. A une centaine de kilomètres de là, au neuvième étage de Buropolis à Marseille, une vingtaine d’artistes s’accordent ensemble à faire résonner à nouveau le questionnement du Prix Nobel se demandant quel aurait été le développement de la pensée si la lumière des astres n’était venue capter le regard des vivants.
Conçue comme une odyssée élisant le spectre métaphysique contre cet autre simplement technologique, la proposition confiée à la direction artistique de Jean-Baptiste Janisset rassemble une vingtaine d’artistes (Anastasia Bay ; Neïl Beloufa ; Wolf Cuyvers ; Sophie Dejode & Bertrand Lacombe ; Mathilde Denize ; Michele Gabriele ; Bella Hunt & DDC ; Jean-Baptiste Janisset ; Fiona Mackay ; Jean-Michel ; Lux Miranda ; Nicolas Momein ; Panamarenko ; Lise Stoufflet ; Floryan Varennes ; Romain Vicari ; Julie Villard & Simon Brossard ; Tom Volkaert ; Victor Yudaev) ainsi qu’une programmation vidéo sélectionnée par Jean-Christophe Arcos (Julien Creuzet ; Marie Lienhard ; Sara Sadik ; Virginie Yassef ; Laurie Charles ; Gregory Chatonsky ; Caroline Mesquita).
Au sein d’une scénographie dont le sol recouvert d’un thermo-isolant argenté reflète à la fois les rayons du soleil et les corps physiques et matériels, les œuvres, médiums et singularités individuelles se brouillent et s’augmentent tout en laissant la part belle aux fréquences spirituelles et aux résonances ésotériques, aux effets de croyances ancestrales et aux boucles rétro-futuristes, aux vocables néo-mythologiques et aux formes mâtinées d’une mélancolie primordiale.
En 1974, le philosophe Theodor W. Adorno se désolait de ces « étoiles retombées à terre » (« The Stars Down To Earth ») dont témoignait selon lui l’essor de l’occultisme et de l’irrationnel dans la 1 culture populaire de la seconde moitié du XXe siècle. Or en plaçant l’éblouissement au centre de son expérience perceptive, Si nous n’avions pas vu les étoiles retourne la formule pour en inverser la portée : certes, les étoiles sont retombées à terre, mais uniquement par l’effort sans cesse reconduit des artistes qui les y attirent et appellent, bien conscients qu’il s’agit là du meilleur antidote pour reconstruire l’avenir autrement qu’adossé à la folie des grandeurs des techno-Icares.

Ingrid Luquet Gad

At the end of July, the testosterone fuelled dream of space conquest hit the ground without a bang. Within a few days, two billionaires and a handful of their followers spent a few minutes of weightlessness just about a hundred kilometres above Earth. These first steps towards the privatisation of the great beyond for the benefit of the 0.0001% will have achieved one thing: aiming for the limit rather than for the infinite will always reek of colonial domination, forever stuck in a frame of the narrow thoughts of an outdated modern positivism.
However, as soon as we contemplate the faraway horizon as it presents itself in all its iridescent uncertainty, the experience of a radical unknown sets forth with a clean slate for what is known and perceived. Just like it is true for a mirage, an elusive and fleeting apparition, a hallucination or more simply a dazzle, we can surreptitiously hear a whisper saying that no, not everything has already been explored, filed, commodified, Googlemapped; that no, we are not too late and mysteries remain and finally that no, what is terrestrial doesn’t stop to expand or grow just as long as our gaze upon it remains humble and we let it freely bloom.
The collective exhibition “Si nous n’avions pas vu les étoiles” (If we hadn’t see the stars), originated from the ambition, both humble and boundless, of re-energising imagination. Its name is a quote from astrophysicist Michel Mayor who discovered the first exoplanet in 1995 – a planet outside the Solar system – from the Haute-Provence Observatory. A hundred kilometres from there in 2021 (?), on the 9th floor of Buropolis in Marseilles, about 20 artists decided to unite and make the Nobel Prize recipient’s quote resonate once more by asking themselves how would have thought evolved if the light of stars had not drawn humanity’s gaze.
Conceived as an odyssey where the ghost of metaphysics is opposed to the technological one, its curation was put under the care of Jean-Baptiste Janisset and brings together the artists Anastasia Bay, Neïl Beloufa, Wolf Cuyvers, Sophie Dejode & Bertrand Lacombe , Mathilde Denize, Michele Gabriele, Bella Hunt & DDC, Jean-Baptiste Janisset, Fiona Mackay, Jean-Michel, Lux Miranda, Nicolas Momein, Panamarenko, Lise Stoufflet, Floryan Varennes, Romain Vicari, Julie Villard & Simon Brossard, Tom Volkaert and Victor Yudaev. Their works are supported by videos selected by Jean-Christophe Arcos of artists Julien Creuzet, Marie Lienhard, Sara Sadik, Virginie Yassef, Laurie Charles, Gregory Chatonsky and Caroline Mesquita.
Running through the exhibition is a silver thermo-insulating covered floor that reflects sun rays, but also physical and material bodies. The artworks, individual media and singularities blur and enhance one another while giving space to spiritual frequencies, esoteric resonances and their secular faiths as well as retro-futuristic loops, suggesting neo-mythological titles and shapes tinted by a primordial melancholy.
In 1974, philosopher Theodor W. Adorno lamented about those “stars that fell down to Earth”, after he witnessed what he called the rise of the occult and the irrational in the mainstream culture of the second half of the 20th century. By setting bedazzlement at the center of its perceptual experience, Si nous n’avions pas vu les étoiles reverses the phrase’s significance: without a doubt the stars fell down to Earth, but only thanks to the endlessly renewed effort of the artists who lure and call to them, carried forward by the knowledge that this is an antidote which devise a way to rebuild a Future that does not rest on the delusions of grandeur harboured by techno-icaruses.

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Theodor Adorno, « Theses Against Occultism », The Stars Down to Earth and Other Essays on the Irrational in Culture, Londres: Routledge, 1994 [1974]

Vidéo

BRIEG HUON

2021 | Host Call 2 NANTES | Lauréat du Prix MELANIE RIO FLUENCY

Pour une exposition personnelle au sein de la Galerie Mélanie Rio Fluency avec une aide à la production de 1500 euros par Katapult

« Ma pratique s’articule autour d’une double formation, de design graphique et d’art visuel. À la croisée de ces deux approches, les questions propres à ces deux mediums viennent à s’hybrider : mise en espace/mise en page, dualité fond/forme, etc. Durant mon cursus en design graphique, à l’école des Beaux-arts à Rennes, j’ai questionné l’image et son potentiel narratif, notamment à travers l’expérimentation du médium du livre d’artiste. J’ai ensuite intégré l’option Appropriation en 3e année à la HEAD Genève, où j’ai exploré la question de la présentation et de l’exposition du livre, ce qui m’a amené par la suite à investir les domaines de l’installation et de la sculpture durant mon master. Mon travail plastique, ancré dans une pratique du « déplacement » post-appropriationniste, tente de repenser l’objet et la sculpture en croisant les notions d’utilitaire, de décoratif et d’usage. En allant piocher dans les formes minimalistes et « historiques » de l’art moderne et contemporain, dans le mobilier standardisé ou le design, et mobilisant donc des objets référant au quotidien, il s’agit de permettre au spectateur d’investir l’oeuvre, de la com­prendre, en aménageant un espace d’interprétation renouvelé ; l’idée étant, idéalement, de balayer l’image de « l’artiste créateur », pour proposer la figure de l’artiste « copieur/ agenceur ». Depuis ma sortie de l’école, ce travail de sculpture c’est augmenté d’un propos sur la musique, avec pour certaines pièces des activations durant de courts concerts (Lapsteel par exemple), d’autres nourris par des boucles so­nores (Sculpture attendant, composition rythmé aux touches colorées). La musique, ici, est utilisée pour sa capacité à créer un environnement, une ambiance, une atmosphère. » Brieg Huon

Découvrir l’artiste Brieg Huon

VINCENT TANGUY

2021 | Hostcall 2 NANTES | Lauréat du Prix Katapult
Pour l’acquisition d’une œuvre d’une valeur de 2500 euros.

Vincent Tanguy développe une pratique protéiforme dans laquelle le « déluge » numérique, les effets de la mondialisation et la symbiose entre la réalité physique et les interfaces virtuelles sont transformés par sa poésie et son humour singuliers.

Il a créé récemment The Convenient Life (2019), une performance prémonitoire réalisée à Shanghaï en Chine, où, en poussant à l’extrême l’usage possible du smartphone et des plateformes numériques, il anticipe à sa manière la situation de confinement généralisé qui fut la nôtre.

Ses œuvres ont été présentées en France durant la 71e édition de Jeune Création, la Nuit Blanche 2020, The Wrong biennale, à la Cité Internationale des Arts, au FRAC Bretagne et à l’international au Seoul Art Space Geumcheon à Séoul, Corée du Sud et comme sélection du jury du 21e Japan Media Arts Festival de Tokyo. En 2021, il est lauréat du prix Katapult Art Fund.

Découvrir l’artiste Vincent Tanguy

La nature sublimée par les artistes

JUIN 2021 – BEAUX ARTS MAGAZINE – SPECIAL DESSIN

Avec l’artiste Pascal Remita

Deux après que Katapult se soit engagé dans la production de « Les fantômes se dérobent comme des nuages » portés par les artistes Pascale Rémita et Alexandre Meyrat Le Coz, Beaux-Arts Magazine vient de sortir un dossier « Spécial Dessin » intitulée La Nature Sublimée par les artistes. Pascale Rémita « dépeint le plus souvent des étendues neigeuses et glacées… En dessin, elle préfère les déserts et la silhouette à la fois raide et sèche de cactus littéralement carbonisés puisqu’ils ont tracés au fusain. »

« Qui ignore encore ? La nature n’est plus ce qu’elle était. A l’heure de l’anthropocène, où l’homme laisse, par son activité débordante d’énergie, une empreinte indélébile sur la planète, les artistes ne cessent d’enregistrés les dégâts causés. Puisqu’il est friable, froissable, fragile, le dessin rejoint les qualités de cette nature contemporaine qui s’abîme sous nos yeux. Le papier, son support végétal habituel, le relie à la même fibre. Le dessin de certains artistes épouse dans ses moyens le motif qu’il trace. A l’image de ces cactus, frottés au fusain sur des planches de peuplier par Pascale Rémita… »

Article à découvrir dans Beaux-Arts magazine – Juin 2021

HOST CALL2)

JUIN – JUILLET 2021 | NANTES | Co-production Host (invitations d’artistes) et KATAPULT

Exposition Host Call 2 du 28 juin au 11 juillet 2021

Galerie de l’école des beaux arts de Nantes

Pour sa deuxième édition « Host Call) », l’association Host (invitations d’artistes) permettra à 7 jeunes artistes d’être mis en avant en leur donnant la possibilité de montrer leur travail.

Délibération du jury le 28 juin après midi et vernissage le soir.

KATAPULT apportera son soutien financier à travers l’acquisition d’une œuvre (décision collégiale du jury) et la production d’un solo show en partenariat avec la galerie Mélanie Rio Fluency pour le lauréat.

Etienne Bernard, président du jury

Le jury est composé de :

Étienne Bernard, président du jury, directeur du Frac Bretagne Rennes

Melanie Rio, directrice de la galerie Melanie Rio Fluency

Jenna Darde, chargée de projets à la programmation et production artistique pour le Voyage à Nantes

Frederic Emprou, critique d’art et commissaire d’expositions indépendant

Rozenn Le Merrer, directrice du site de Nantes de l’école des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire

Wilfried Pasquier, fondateur du fonds d’art contemporain Katapult

Annie Fillon, présidente de l’association Host (invitations d’artistes)