HOST CALL2)

Exposition Host Call 2 du 28 juin au 11 juillet 2021

Galerie de l’école des beaux arts de Nantes

Pour sa deuxième édition « Host Call) », l’association Host (invitations d’artistes) permettra à 7 jeunes artistes d’être mis en avant en leur donnant la possibilité de montrer leur travail.

Délibération du jury le 28 juin après midi et vernissage le soir

KATAPULT apportera son soutien financier à travers l’acquisition d’une œuvre (décision collégiale du jury) et la production d’un solo show en partenariat avec la galerie Mélanile Rio pour le lauréat.

Etienne Bernard, président du jury

Le jury est composé de :

Étienne Bernard, président du jury, directeur du Frac Bretagne Rennes

Melanie Rio, directrice de la galerie Melanie Rio Fluency

Jenna Darde, chargée de projets à la programmation et production artistique pour le Voyage à Nantes

Frederic Emprou, critique d’art et commissaire d’expositions indépendant

Rozenn Le Merrer, directrice du site de Nantes de l’école des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire

Wilfried Pasquier, fondateur du fonds d’art contemporain Katapult

Annie Fillon, présidente de l’association Host (invitations d’artistes)

OFF ART ô RAMA

L’exposition OFF Art-Ô-Rama s’est tenue dans les 3 bunkers de l’Escalette, Chemin des Goudes à l’est de Marseille le dimanche 1er septembre 2019. Katapult a financé l’événement en exclusivité, Le Collective en a assuré la production et la direction artistique. Sur la journée l’événement a vu circuler entre 250 et 300 personnes, passants, amateurs et professionnels du monde de l’art présents pour la 4eme édition du festival d’art contemporain de la cité phocéenne Art-Ô-Rama. La programmation, très riche, comprenait des œuvres récentes et créées in situ par des artistes parmi lesquels : Wilfried Almendra, Claude Closky, Ugo Schiavi, Antoine Carbonne, Jean-Baptiste Janisset, Romain Rambaud, Pauline Lavogez, Wilfried Nail, Victor Vaysse, Lise Stoufflet, Romain Vicari, …

Le fonds a également financé l’édition d’un hors-série du magazine Point Contemporain consacré à l’événement.

Blockhaus de l'escalette
Alan Schmalz
Antoine Carbonne
Antoine Nessi
Bérénice Lefebvre
Charles Thomassin
David Douard
Elsa Bres
Estel Fonseca
Frederic Sanchez
Gabriel Haberland
Gregory Cuquel
Ivan Chavaroche
Jean-Baptiste Janisset
Jean-Baptiste Janisset
Lise Stoufflet
Marc Etienne
Margaux Janisset
Maylis Doucet
Mehdi Besnainou & Yoan Sorin
Olivain Porry
Pauline Lavogez
Remi Bargard
Romain Rambaud
Romain Vicari
Stessie Audras Lacombe
Sylvie Reno
Timothee Calame
Ugo Schiavi
Victor Daamouche
Victor Vaysse
Wilfrid Almendra
Wilfried Nail
Wolf Cuyvers
Off-Art-ô-Rama 2019

« Entraînés de lieux abandonnés en usines désaffectées de la ville de Marseille par les artistes du Collective, vous, visiteurs, êtes invités à participer à une aventure qui se renouvelle à chaque édition. Conviés dans ces gestes d’insoumission à vivre auprès d’eux des découvertes faites d’interdits, à prendre le parti du hors-norme et de l’illégal, à poser le pied dans des espaces où le danger peut sembler imminent, vous partagez l’expérience d’une conquête territoriale et idéologique, dans l’inconnu d’une aventure qui vous engage, vous expose et, pour toutes ces raisons, intensifie votre rapport à l’art. »

Daniel Guionnet, rédacteur en chef de la Revue Point contemporain

Article dans la revue Point Contemporain

BARAKA ALLAH OUFIK

Le fonds de dotation a apporté son soutien au projet Baraka Allah Oufik de l’artiste Jean-Baptiste Janisset. L’artiste s’est rendu à Touba au Sénégal pendant la cérémonie religieuse du Magal au cours de laquelle un bœuf est sacrifié puis partagé par la communauté. L’artiste a ensuite moulé les os blanchis de l’animal afin de réaliser l’œuvre Baraka Allah Oufik. Katapult est intervenu en qualité de mécène pour financer le voyage, la production et les trois semaines de résidence à Touba. La pièce finalisée a été montrée pour la première fois lors de l’exposition personnelle de Jean-Baptiste Janisset À ma vie à la galerie Alain Gutharc en janvier 2019.

Os du bœuf sacrifié pendant la cérémonie du Magal.
Jean-Baptiste Janisset – A ma vie – Vue d’exposition – © Aurélien Molle – Courtesy Galerie Alain Gutharc
Jean-Baptiste Janisset – Baraka Allah Oufik – 2019 – 35 x 70 cm – Plâtre et plomb – © Aurélien Molle – Courtesy Galerie Alain Gutharc

“Jean-Baptiste Janisset pratique une sculpture de terrain. Par le moulage, il prélève in situ des éléments divers : des sculptures, des objets, des ossements. Sa démarche implique le déplacement et la rencontre. L’artiste arpente par exemple les rues de Nantes à la recherche des traces visibles et concrètes du colonialisme et de l’esclavage. À Nantes toujours, il découvre dans la cathédrale un emblème d’Anne de Bretagne au bas duquel est gravé « À ma vie ». L’artiste le moule sur place et réalise un tirage en plâtre de l’objet. Sur un rond-point à Ziguinchor au Sénégal, il moule une partie d’une sculpture rendant hommage à Aline Sitoé Diatta (1920-1944), une résistante casamançaise surnommée la « Jeanne d’Arc d’Afrique ».
La jeune femme aurait en effet reçu une prophétie, elle entendait des voix lui demandant d’aider à l’indépendance de la Casamance. Guidée par les voix, elle active un mouvement de désobéissance et d’émeutes. Aline Sitoé Diatta est arrêtée, condamnée par l’administration française et déportée au Mali.
Elle meurt du scorbut à l’âge de 24 ans et bénéficie aujourd’hui d’une aura de martyre.
Les œuvres de Jean-Baptiste Janisset convoquent et rassemblent des histoires qui s’entrechoquent.
Il pose ainsi la question de l’écriture du récit d’une histoire collective complexe et du degré de conscience que nous pouvons en avoir : à qui rend-on hommage ? Que commémorer ? Quelles icônes ? Pour qui et pourquoi ? Le récit d’une histoire commune diverge inévitablement selon les contextes. Les moulages génèrent alors de nouveaux objets : les sculptures-archives d’une recherche en cours. L’artiste examine ce qui fait mémoire et monument, ce qui fait histoire. De Nantes à Libreville, en passant par le Sénégal, l’Italie, l’Algérie et la Corse, il s’immerge dans la vie quotidienne et spirituelle.”

Julie Crenn