Les fantômes se dérobent comme des nuages

«  Les fantômes se dérobent comme des nuages  » désigne un projet à partir duquel des notions de voyage et de paysage partent à la rencontre des mots, ceux du poète Pierre Giquel. Avec lui, les deux plasticiens Pascale Rémita et Alexandre Meyrat le Coz construisent le projet et invitent deux autres intervenants, le musicien François Joncour et le critique Julien Verhaeghe, le projet se déroule en plusieurs étapes. La plus importante d’entre elles étant celle qui consiste en un périple de plusieurs semaines au cœur de l’Ouest américain.

Succédant aux pas du poète, il s’agit pour les quatre protagonistes de s’imprégner d’un univers chargé de représentations et d’imaginaires. Les grandes étendues désertiques que l’on retrouve dans les westerns, les ciels démesurément bleus, le souffle des vents ou les récits indigènes seront alors à même de constituer une matière première propice à des créations expérimentales. Aussi, des restitutions résolument transdisciplinaires seront envisagées, aux États-Unis comme en France. Elles permettront de ponctuer les différentes étapes du projet, et de donner corps à une sémantique du déplacement qui s’appuie en grande partie sur l’impalpable, la circonstance et l’évanescent. Une forme d’hommage au poète pourra ainsi être mise en évidence, ne serait-ce parce que c’est en restant léger et insouciant que l’on résonne le mieux avec les mots qu’il nous a laissé.

«Les mots n’appellent pas à être déconnectés, ils sculptent des non-dits, des non-voirs, des non-écoutes. L’hymne est à découvrir.»
«Être dans des paysages c’est accepter de bouger nos vies.»
Pierre Giquel